Poème
À Mlle Yvonne Leduc
Yvonne, devant toi tu vois s’ouvrir la vie… Comme un hôte charmant le bonheur à venir, Doux rêve que l’on croit ne devoir pas finir, À son joyeux festin t’appelle et te convie. De radieux espoirs ta prunelle est ravie, Ta prunelle qu’un pleur n’oserait pas ternir ; Ton regard sans effroi plonge dans l’avenir ; Pour toi tout n’est qu’aurore… oh ! comme je t’envie ! Quelque autre te dirait, assombrissant ton front, Qu’il est des mauvais jours et que plus tard viendront Les désenchantements… Non, non, la vie est bonne ! Dans ta sainte candeur, aime-la, chéris-la ! Ne laisse pas ton œil regarder au-delà ; Souris à l’Espérance, et chante, mon Yvonne ! (1901)
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