Poème
Vois-tu, là-haut, ces alpages des anges...
Vois-tu, là-haut, ces alpages des anges entre les sombres sapins ? Presque célestes, à la lumière étrange, ils semblent plus que loin. Mais dans la claire vallée et jusques aux crêtes, quel trésor aérien ! Tout ce qui flotte dans l'air et qui s'y reflète entrera dans ton vin.
Commentaires (4)
Le vieux berger des alpages voit l'ange Et lui offre du pain. L'ange a tiré une bouteille étrange De son habit de lin. Ange et berger ont pris une musette ; Il est bien fort, ce vin ! Dans leurs godets, les sommets se reflètent, Et l'océan lointain.
Poème excellent, mais serait plus taoïste (je crois) si tout au présent, au prix du trop décasyllabiste vers 3... :)
"Or, l'ange extrait une bouteille étrange"... Oui, ça pourrait le faire.
Les lecteurs d'aujourd'hui et de l'avenir n'ont pas le sens du décasyllabe ou de l'alexandrin, aussi je ne trouve pas judicieux de contraindre des vers à ces mètres. Sauf si on veut être parodique ou faire de l'imitation d'ancien. Ajouter "or" ? Le quatrain est mieux sans coordination entre ses deux moitiés, je ne saurais expliquer pourquoi... Bon, à la rigueur "Cet ange tire une bouteille étrange". (Quoique ?) Oui, parce que "extrait" c'est un peu difficile à prononcer... Ou "L'ange retire" ? Le mot "étrange" est-il d'ailleurs utile ou seulement pour la rime ? Pour positiver, j'aime bien cet "océan lointain" qui vient se refléter là... (Dans ce cas "lointain" n'est pas de trop !)
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