Poème
Une eau salutaire
Joseph Delorme a découvert Un ruisseau si clair et si vert Qu’il donne aux malheureux l’envie D’y terminer leur triste vie. — Je sais un moyen de guérir De cette passion malsaine Ceux qui veulent ainsi périr : Menez-les au bord de la Senne, « Voyez — dit ce Belge badin Qui n’est certes pas un ondin — La contrefaçon de la Seine. — Oui — lui dis-je — une Seine obscène ! » Car cette Senne, à proprement Parler, où de tout mur et de tout fondement L’indescriptible tombe en foule Ce n’est guères qu’un excrément Qui coule.
Commentaires (1)
Tour du guérisseur ------------------- Vers ce lieu des mourants se traînent, Des gens touchés par le malheur ; Le sorcier calme leur douleur Grâce à de merveilleuses graines. Une fée, qui fut sa marraine, En fit un savant bricoleur ; Il est bon vivant, beau parleur, Il a séduit des souveraines. Il traite les chagrins d’amour, Non seulement par ses discours, Mais par les talents qu’il déploie. Soigner les anciens combattants, Il me dit que c’est important ; Au long du jour il s’y emploie.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.