Poème
Un soir
Un aigle descendit de ce ciel blanc d'archanges Et vous soutenez-moi Laisserez-vous trembler longtemps toutes ces lampes Priez priez pour moi La ville est métallique et c'est la seule étoile Noyée dans tes yeux bleus Quand les tramways roulaient jaillissaient des feux pâles Sur des oiseaux galeux Et tout ce qui tremblait dans tes yeux de mes songes Qu'un seul homme buvait Sous les feux de gaz roux comme la fausse oronge O vêtue ton bras se lovait Vois l'histrion tire la langue aux attentives Un fantôme s'est suicidé L'apôtre au figuier pend et lentement salive Jouons donc cet amour aux dés Des cloches aux sons clairs annonçaient ta naissance Vois Les chemins sont fleuris et les palmes s'avancent Vers toi
Commentaires (2)
jaime biens cet poemme cet poemme est la mailleur poemme du la monde.
Après Roncevaux ------------------------ L'âme du preux Roland, soutenue par l'archange, Va vers le paradis ; Les pieds de l'empereur pataugent dans la fange, Ce dont ils sont salis. Et l'âme d'Olivier monte vers une étoile Brillant d'un éclat bleu ; L'empereur a du sang sur son habit de toile Dessus lequel il pleut. L'empereur, méditant, une fois de plus songe : Trahison. Je savais. Ah ! Le son de ce cor dans mon coeur se prolonge ; Périssent les mauvais. Si l'armée à ce cor eût été attentive, Nous aurions trucidé Cette troupe qui fut à mon ordre rétive, Et qui trichait aux dés. Roland, je me souviens qu'au jour de ta naissance Naquit un peu de moi ; C'est ma mort à présent qui dans mon coeur s'avance : Comment vivre après toi ?
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