Poème
Un rire sur mes maux
Mon beau petit oiseau, mon enfant sur ma tombe Qu’elle est pâle la nuit, qu’il est doux le berceau De tes bras, de ton cœur, de ton regard d’où tombent Des larmes sur ma vie, un rire sur mes maux. Mon enfant sur ma tombe, en regardant la route Je vois partout l’empreinte et le rythme passé De ton pas, mon voisin, l’ami de tous mes doutes Et ton regard empli de l’amour trépassé. Qu’il fut doux le berceau d’où je sortis vivante, Humide et fraîche enfant d’un destin déjà mort ; Tu me fis naître tard sur la route savante Où cherchant notre paix nous trouvions le remords.
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Oiseau qui rit ------------ D’un sobre plumage vêtu, J’ai de remarquables idées ; De ma cervelle débridée Sortent des trésors. En veux-tu ? Par des jeux de mots rebattus Est mon âme bien déridée ; Ou par de grands auteurs guidée, Ou par Kéraban le têtu. Je suis l’oiseau des moqueries, Le plus vif de ma confrérie ; Celui qui rit et qui rira. Jadis, pour séduire une reine, Je m’exhibais dans une arène ; Pour être invité sous ses draps.
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