Poème
Tout orgueil fume-t-il du soir
Tout orgueil fume-t-il du soir, Torche dans un branle étouffée Sans que l'immortelle bouffée Ne puisse à l'abandon surseoir ! La chambre ancienne de l'hoir De maint riche mais chu trophée Ne serait pas même chauffée S'il survenait par le couloir. Affres du passé nécessaires Agrippant comme avec des serres Le sépulcre de désaveu, Sous un marbre lourd qu'elle isole Ne s'allume pas d'autre feu Que la fulgurante console.
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Planète Flashbacandra ------------ Le soleil rougit tous les soirs, Quand les djinns pourchassent les fées ; Les rayons d’Alpha de Céphée Semblent des reflets d’encensoir. La lune est un petit brûloir, Les galaxies sont assoiffées ; Quelques vestales décoiffées S’abandonnent au nonchaloir. Au désert, un bouc émissaire Affronte un cruel adversaire, Un sombre démon sans aveu. L’apôtre dit des paraboles, Cela fait rire ses neveux ; La nuit s’avance, et le temps vole.
Bouc de Mallarmé ---------- La brebis fuit un bélier noir, De tendresse elle est assoiffée ; Je lui dis « Ton regard de fée, C’est le plus doux qu’on puisse voir. » Mon coeur était en son pouvoir, Mon âme en fut ébouriffée ; Ma sagesse était décoiffée, Mon esprit palpitait d’espoir. J’étais comme un bouc émissaire Qu’au désert le prêtres laissèrent, À la brebis j’en fis l’aveu. Elle dit « C’est des fariboles, Tu n’es qu’un mâle un peu nerveux. » ; Je vois Cupidon qui s’envole.
Voir aussi http://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=toulet/le-bouc-et-la-brebis
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