Poème
Souvent le coeur qu'on croyait mort...
par Cécile SAUVAGE
Souvent le coeur qu'on croyait mort N'est qu'un animal endormi ; Un air qui souffle un peu plus fort Va le réveiller à demi ; Un rameau tombant de sa branche Le fait bondir sur ses jarrets Et, brillante, il voit sur les prés Lui sourire la lune blanche.
Commentaires (3)
Mais non, Saint Éloi n'est pas mort, Car son désir n'est qu'endormi. Le saint se montrera plus fort En s'éveillant plus qu'à demi ; Tu verras qu'il a de la branche, De la tenue et du jarret, Et qu'il peut danser, sans arrêt, Te procurant une nuit blanche.
Saint Hippographe ------------ Ce saint de l’écriture affiche sa maîtrise, Lui qui est rigoureux, mais sans sévérité ; À peine montre-t-il parfois sa sainteté Ou la sobre grandeur de son âme soumise. La richesse ici-bas ne lui fut point promise, Jamais à ce détail il ne va s’arrêter ; Il ne se plaindra pas non plus de sa santé, Ni même, semble-t-il, du destin qui nous brise. Tu demandes s’il a des richesses cachées ; Sa personne n’est pas à ses biens attachée, Ni ses frères humains ne seront ses rivaux. La douceur du présent lui paraît infinie, Laquelle aux temps anciens donne leur harmonie; Il aime l’avenir, qui est le renouveau.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/10/16/saint-eloi/
Connecte-toi pour laisser un commentaire.