Poème
Sonnet en la naissance de Monseigneur le Duc de Bretaigne
qui fut apres l'eclipse du soleil qui fut en Jenvyer Un grand devin tost apres la naissance Du nouveau duc à l'oracle s'enquit Pour quoy le jour qu'entre nous il nasquit De neige il cheult en tous lieux abundance. Pour vous donner - dict le dieu - cognoissance Qu'onques nul jour estre tant ne requit Marqué de blanc pour debvoir et acquit D'eterniser si grande esjouyssance. Qui te feit donc, ô Phoebus (dict le prestre), Perdre en ce mois ta lueur coustumiere, Puis te coucher alors qu'il vouloit naistre ? Besoing n'aviez de ma clarté premiere (Dict Apollo) venant à comparoistre Nouveau Soleil et plus grande lumiere.
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Ornithoduc -------------- Voici l’ornithoduc, dans sa grande noblesse. Son pas est élégant, le jour comme la nuit, Et même s’il a faim, jamais il n’est réduit À prendre sur le sol ce que les autres laissent. La forêt retentit des poèmes qu’il tresse, Plus d’un commentateur par ses mots fut séduit ; Il est surtout joyeux à la saison des fruits Qui le peut soulager de la faim qui le presse. Venez à lui, lecteurs, apportez avec vous Des bouteilles de vin, soit du fort, soit du doux, Car souvent l’on a pu le vaincre par cette arme. C’est notre ornithoduc, il n’a pas de tourments; Sa petite existence est un enchantement, Et même, une duchesse est tombée sous son charme.
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