Poème
Soir d'été
par Marceline DESBORDES-VALMORE
Le soleil brûlait l'ombre, et la terre altérée Au crépuscule errant demandait un peu d'eau ; Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau Sur la montagne encor dorée. Tandis que l'astre en feu descend et va s'asseoir Au fond de sa rouge lumière, Dans les arbres mouvants frissonne la prière, Et dans les nids : " Bonsoir ! Bonsoir ! " Pas une aile à l'azur ne demande à s'étendre, Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis, Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis Le moucheron pourrait s'entendre.
Commentaires (1)
C trop beau ce poeme je le kif beaucoup énormément
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