Poème
Retraite
par Albert SAMAIN
Remonte, lent rameur, le cours de tes années, Et, les yeux clos, suspends ta rame par endroits... La brise qui s’élève aux jardins d’autrefois Courbe suavement les âmes inclinées. Cherche en ton coeur, loin des grand’routes calcinées, L’enclos plein d’herbe épaisse et verte où sont les croix. Écoutes-y l’air triste où reviennent les voix, Et baise au coeur tes petites mortes fanées. Songe à tels yeux poignants dans la fuite du jour. Les heures, que toucha l’ongle d’or de l’amour, À jamais sous l’archet chantent mélodieuses. Lapidaire secret des soirs quotidiens, Taille tes souvenirs en pierres précieuses, Et fais-en pour tes doigts des bijoux anciens.
Commentaires (5)
son depart fut vif ,la terre s'est ouverte devant moi ,me promenant jardin VAUBAN je rencontre Albert SAMAIN , je me taille en pierres precieuses ces souvenirs qui ne seront jamais anciens tant ils sont brillants d'amour quotidien ;ils resteront toujours a mon doigt tant que je viellirais puis je lui tendrais au moment qu il lui plaira et nous en rirons alors nous en faisant des boules de neiges
Je dois rediger un commentaire sur poème, et a part la nostalgie je ne sais pas vraiment quoi dire .. Des idées ?
Sur ce poème*
Moi aussi et suis en galère , je dois rendre demain
Fleur de la grande impermanence ----------------------------- J’ai promis au jardin de fleurir chaque année, Cet éveil se produit toujours au même endroit ; Qu’importe la grisaille et qu’importe le froid, Qu’importe que je sois par le vent inclinée. Sachez que j’ai toujours béni ma destinée, Puisque ma vie est tout sauf un chemin de croix ; Mes yeux s’ouvrent la nuit, lorsque la lune croît, Je plonge dans un rêve avant d’être fanée. Je reçois aujourd’hui ma rosée de ce jour, Je sais que reviendra la saison de l’amour ; Ne me reprochez point cette vie paresseuse. Je ne vous parlerai ni du mal, ni du bien, J’écouterai du soir l’inaudible berceuse Sans songer, je m’en garde, à l’extinction qui vient.
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