Poème
Remembrances
par Jean MORÉAS
Dans l'âtre brûlent les tisons, Les tisons noirs aux flammes roses ; Dehors hurlent les vents moroses, Les vents des vilaines saisons. Contre les chenets roux de rouille, Mon chat frotte son maigre dos. En les ramages des rideaux, On dirait un essaim qui grouille : C'est le passé, c'est le passé Qui pleure la tendresse morte ; C'est le bonheur que l'heure emporte Qui chante sur un ton lassé.
Commentaires (3)
L'existence est peu de chose, Ce n'est qu'un pauvre débris Qu'on ramasse et qu'on repose. C'est du soleil presque gris, Un oiseau dans la souffrance, Un discours trop mal écrit, Une phrase qu'on commence Et qu'on ne termine pas, D'un ami la défaillance... On fait avec ce qu'on a.
Voir https://www.forum-metaphysique.com/t4795-wronskien#115768
et voir aussi https://paysdepoesie.wordpress.com/2017/12/07/sagesse-ornithologique/
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