Poème
Quel pas sur le pavé boueux
par Paul-Jean TOULET
Quel pas sur le pavé boueux Sonne à travers la brume ? Deux boutiquiers, crachant le rhume, S'en retournent chez eux. - "C'est ce cocu de Lagnabère. - Oui, Faustine. - Ah, mon Dieu, En çà de Cogomble, quel feu ! - Oui, c'est le réverbère. - Comme c'est gai, le mauvais temps... Et recevoir des gifles. - Oui, Faustine. " A présent, tu siffles L'air d' "Amour et Printemps". Querelles, pleurs tendres à boire - Et toi qu'en tes détours J'écoute, ô vent, contre les tours Meurtrir ta plume noire.
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Forteresse des Bouddhas ----------------------- Loin de nos villages boueux Est la forteresse de brume ; Loin du monde et de son écume, Les Bouddhas ont un lieu pour eux. Dans leur cellule, en méditant, Même si l'heure est bien tardive, De leurs perceptions, ils se privent : Mais dans leur coeur, c'est le printemps. Ils n'ont que de l'eau fraîche à boire, Ils n'ont, pour jardin, qu'une cour ; Mais c'est à eux qu'on a recours Pour effacer les idées noires.
Voir aussi https://paysdepoesie.wordpress.com/2016/04/29/forteresse-des-bouddhas/
Forteresse interdite ------------ Cette tour n’est point là pour les simples mortels, Un fier démon réside entre ses murs de pierre, Un être qui jamais ne ferme ses paupières ; Ce monstre communie à de sombres autels. De son bras droit, il lève un sinistre martel Dont un seul coup pourrait te mettre au cimetière ; Serais-tu donc pressé de dormir sous le lierre ? Je sais que, pour ma part, je ne veux rien de tel. Il rit de ton épée, de ton arc, de ta lance, Mais nul ne le saura, car il rit en silence ; C’est vraiment l’ennemi des hommes et des dieux. Un scribe s’informa sur lui dans un grimoire, Ce fut un exercice éprouvant pour ses yeux ; Le texte, sitôt lu, sortit de sa mémoire.
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