Poème
Quand près de toi le travail je repose
par Pontus de TYARD
Quand près de toi le travail je repose, Seule en ce monde image de merveille, Du long souci, qui mon penser réveille, Et qu'Amour dicte au parler quelque chose, Je vois ta face en teint naïf de rose, Être à la blanche, ou la rouge pareille, Ore pâlir, puis devenir vermeille, Tant au changeant ta couleur se dispose. Vois que quand l'air son arc diversifie En cent, et cent couleurs, il signifie Le temps prochain humide et pluvieux. Serait donc bien en l'air de ton visage Ce teint changeant, quelque fâcheux présage, Ainsi qu'Iris, au pleuvoir de mes yeux ?
Commentaires (2)
L’oie travaille ---------- Sa besogne en hiver est de briser la glace, Or, c’est ce qu’elle fait d’un puissant mouvement, Et sa soeur migratrice, en son éloignement, A reçu pour mission de traverser l’espace. Aucune des deux oies de son métier n’est lasse, Qui de toute existence est le vrai fondement ; Aucune ne voudrait vivre des changements : Chaque chose en son temps, chaque chose à sa place. Leur règle me rassure et ne me surprend point, J’aime qu’un élément se situe en un point Où l’investigateur le trouve avec constance. Mais sur cette leçon, pourquoi nous attarder ? Si vous n’y croyez pas, vous pouvez regarder Combien d’inconvénients produit l’inconsistence.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2019/01/03/loie-travaille/
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