Poème
Quand le ciel étoilé couvre notre demeure
par Émile VERHAEREN
Quand le ciel étoilé couvre notre demeure Nous nous taisons durant des heures Devant son feu intense et doux Pour nous sentir, plus fervemment, émus de nous. Les grands astres d'argent tracent là-haut leur route ; Sous les flammes et les lueurs La nuit étend ses profondeurs Et le calme est si grand que l'océan l'écoute ! Mais qu'importe que se taise même la mer, Si dans l'espace immense et clair Plein d'invisible violence Nos coeurs battent si fort qu'ils font tout le silence !
Commentaires (1)
Le ciel nous est un toit, la terre une demeure. Astres et grand soleil nous indiquent les heures. Cet univers est doux Pour nous. * Sur les routes du ciel nous alignons nos routes. Pour guider notre marche, il suffit des lueurs Que le ciel fait venir des sombres profondeurs Vers quiconque l'écoute. * Le ciel occidental se finit dans la mer. Une autre rive existe, évidemment, c'est clair ; Mais sur son existence, Tous nos écrits anciens conservent le silence.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.