Poème
Puisque tes jours ne t'ont laissé
par Paul-Jean TOULET
Puisque tes jours ne t'ont laissé Qu'un peu de cendre dans la bouche, Avant qu'on ne tende la couche Où ton coeur dorme, enfin glacé, Retourne, comme au temps passé, Cueillir, près de la dune instable, Le lys qu'y courbe un souffle amer, - Et grave ces mots sur le sable : Le rêve de l'homme est semblable Aux illusions de la mer.
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Des mots sur du sable PdP16-4-14 ---------- Une oeuvre poétique est souvent éphémère, Et bientôt clairsemée la foule qui la suit. Comme vers les lointains, l’hirondelle s’enfuit ; Comme, vers nulle part, s’éloigne la chimère. Mots tracés sur du sable : il y vient l’onde amère Sous laquelle leurs traits disparaissent, sans bruit, Et la plage déserte admire, dans la nuit, L’étoile que déjà chantait le vieil Homère. Mais qu’importe des flots le calme ou la rumeur : Ce n’est point pour durer que chante le rimeur, C’est juste pour sentir que le monde est magique. Que de fois, choisissant un poème au hasard, Je me suis accordé ce plaisir nostalgique De répondre à Banville, à Laforgue, à Ronsard !
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2014/04/16/des-mots-sur-du-sable/
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