Poème
Psaume CXXI
Levavi oculos meos in montes. Sur le haut des monts, çà et là regardant, J'ai levé mes yeux, si secours me viendrait, Mon secours me vient du Seigneur, qui fit les Terres et les cieux. Il ne souffrira le Seigneur, que ton pied Bronche faux marchant. Il ne dormira pas Lui qui est ton garde : il ne dormira pas Non, ni ne prendra Nul sommeil, lui, lui vigilant qui vient seul Israël garder. Le Seigneur te gardra : Voire il t'ombrera le Seigneur ; à ta droite Il se tiendra. Les rayons ardents du Soleil de plein jour, Ni de nuit la lune, n'iront t'offenser ; Ains de tout danger, le Seigneur te gardra : L'âme il te gardra. Quand dehors sortir du dedans tu voudras, Quand dedans rentrer du dehors tu viendras, Il te gardera le Seigneur désormais Partout et toujours.
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Antipsaume CXXI ----------------------- Quand du jardin fut éloigné Adam, Il parcourut la route en regardant Les alentours, pour bien s'y reconnaître, Et fut son propre maître. Plus de gardien, de fruit ni de serpent, Plus de récits qui vont l'âme trompant : Mais la forêt, mais le désert sauvage Et la mer, et la plage. Maison solide, adossée au rocher ; Homme chasseur, bâtisseur et porcher, Adam se fait à l'usage du monde Et de l'air et des ondes. Si le soleil dans l'inframonde fuit, Le feu de bois lutte contre la nuit, Car Adam sait entretenir les flammes Pour réchauffer son âme. Adam marchant dans l'ombre des grands bois Du Créateur n'écoute plus la voix, Mais bien le chant du merle heureux de vivre, Dont il fait un beau livre.
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