Poème
Promenade
par Charles CROS
A Emmanuel des Essarts. Ce n'est pas d'hier que d'exquises poses Me l'ont révélée, un jour qu'en rêvant J'allais écouter les chansons du vent. Ce n'est pas d'hier que les teintes roses Qui passent parfois sur sa joue en fleur M'ont parlé matin, aurore, fraîcheur, Que ses clairs yeux bleus et sa chevelure Noire, sur la nuque et sur le front blancs, Ont fait naître en moi les désirs troublants, Que, dans ses repos et dans son allure, Un charme absolu, chaste, impérieux, Pour toute autre qu'Elle a voilé mes yeux. Ce n'est pas d'hier. Puis le cours des choses S'assombrit. Je crus à jamais les roses Mortes au brutal labour du canon.
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La muse au jardin se pose Et le poète, en rêvant, Voit danser la fleur au vent. Déjà se fane une rose ; Aucun arbre n'est en fleur Dans l'estivale fraîcheur. Vieux barde à la chevelure Déjà fort marquée de blanc, Qu'est-ce qui te va troublant ? Rien. Le fil du temps qui dure Dans ce jardin silencieux, La nature sous mes yeux L'ordinaire cours des choses, Le déclin prévu des roses, C'est la vie.
Chercheur de lumière_ ''Je croyais que les oiseaux chantaient parce qu'ils étaient heureux'' Sur ta foi ton foie ma foi__ 'Je reviens vite cette fois . . ' Tu étais à Hong Kong la ville Et mon esprit indélébile Gobait tes mots à chaque fois Ma peur d'abandon aux abois Ta patience assagie & servile Quand je te questionnais habile "Souffres-tu ?" _Non . . À chaque fois 'Je ne cherche plus à comprendre' Qu'aurais-je dû sous entendre Ressentir l'écho de l'adieu ? Les jours sont pour chaque seconde Des pensées blêmes - Inféconde Mon âme en vain priait ton dieu ___ 25/03/2019 - Chant .. pour la guerrière qui m'a trahie
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/12/07/muse/
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