Poème
Printemps
par Robert DESNOS
Ce cœur qui haïssait la guerre
Tu, Rrose Sélavy, hors de ces bornes erres Dans un printemps en proie aux sueurs de l’amour, Aux parfums de la rose éclose aux murs des tours, à la fermentation des eaux et de la terre. Sanglant, la rose au flanc, le danseur, corps de pierre Paraît sur le théâtre au milieu des labours. Un peuple de muets d’aveugles et de sourds applaudira sa danse et sa mort printanière. C’est dit. Mais la parole inscrite dans la suie S’efface au gré des vents sous les doigts de la pluie Pourtant nous l’entendons et lui obéissons. Au lavoir où l’eau coule un nuage simule À la fois le savon, la tempête et recule l’instant où le soleil fleurira les buissons.
Commentaires (6)
Je le trouve assez bien
bof mais robert aime le sex
De quelle annee date ce poeme ?
Du 6 avril 1944 (après Jésus-Christ) · D'autres questions ?
Rrose Sélavy, madame mystique, Rrose Sélavy, mystique mouquère, pensait domestiquer des moustiques en en enfermant dans des moustiquaires
C'est du 6 avril 1944 AVANT jesus crie
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