Poème
Prière
Comme un ange gardien prenez-moi sous votre aile ; Tendez, en souriant et daignant vous pencher, À ma petite main votre main maternelle, Pour soutenir mes pas et me faire marcher ! Car Jésus le doux maître, aux célestes tendresses, Permettait aux enfants de s’approcher de lui ; Comme un père indulgent il souffrait leurs caresses, Et jouait avec eux sans témoigner d’ennui. Ô vous qui ressemblez à ces tableaux d’église Où l’on voit, sur fond d’or, l’auguste Charité Préservant de la faim, préservant de la bise Un groupe frais et blond dans sa robe abrité ; Comme le nourrisson de la Mère divine, Par pitié, laissez-moi monter sur vos genoux, Moi pauvre jeune fille, isolée, orpheline, Qui n’ai d’espoir qu’en Dieu, qui n’ai d’espoir qu’en vous !
Commentaires (3)
L'espoir fait vivre !
... et la vie fait espérer...
Les animaux des fables ---------------------- Ils sont parfois coureurs, ils ont parfois des ailes, (Ces derniers sont souvent sur un arbre perchés), La Fontaine entendait leur langue maternelle ; Le renard, bien souvent, fait les autres marcher. Le fabuliste, ici, les montre avec tendresse ; Nous captons son discours, nous rions avec lui, Ainsi, cet âne gris voudrait une caresse, Mais ce voeu, mal compris, lui vaut quelques ennuis. Jeannot, tu ne plus pas aux princes de l’Église, lls n’ont guère, envers toi, montré leur charité ; Mais, point trop dépourvu lorsque survint la bise, Tu vécus tes vieux jours, chaudement abrité.
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