Poème d’un membre
Prends ma main, please
par IVAMembre
Les Marilyne se désespèrent Plus personne ne leur prend la main. Elles soupirent et toujours espèrent Qu’hier revienn’ peut-être demain. Lassitude de toujours, pas le temps De chérir, maintenir l’étincelle. Dans tous les pays, les continents Trop vite la mariée n’est plus si belle. Les winners-only s’offrent à tout prix. Petits ou grands au rythme affolant D’une course à corps et à cris Portent au loin leur regard de sang. Les Marilyne cherchent l’amour. Leur sourire illumine doucement Un monde devenu aveugle et sourd Aux promesses de leurs rêves d’enfants.
Commentaires (3)
Le drame de la femme et de sa solitude devant le monde masculin. Une sorte d'Emma Bovary qui se pique au bouquet de mariée, retrouvé un jour par hasard au fond d'un tiroir et découvre toute l'amertume de sa condition. L'utilisation du pluriel accroît le désespoir, en multipliant les voix des femmes violées, trahies et oubliées, devant la cécité et le silence coupable d'un monde qui ne veut pas écouter! Bravo Iva!
Merci pour ce commentaire. Une pause pour cette fin d'année. Mille vers légers ou profonds pour la nouvelle année 2013.
Il y a forcément sur terre quelqu'un pour saisir la main des Maryline; il suffit d'attendre et de saisir le bon moment.
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