Poème
Poison perdu
par Germain NOUVEAU
Des nuits du blond et de la brune Pas un souvenir n'est resté Pas une dentelle d'été, Pas une cravate commune ; Et sur le balcon où le thé Se prend aux heures de la lune Il n'est resté de trace, aucune, Pas un souvenir n'est resté. Seule au coin d'un rideau piquée, Brille une épingle à tête d'or Comme un gros insecte qui dort. Pointe d'un fin poison trempée, Je te prends, sois-moi préparée Aux heures des désirs de mort.
Commentaires (2)
Dans la nuit de sable ------------------------ Marsupilami, nuit sans lune, Les parfums du jour sont restés ; Aussi, la douceur de l’été, Puis, le firmament, sans lacune. Quelques insectes, sur les dunes, Vont explorant des cavités ; Le Marsu, plein de gravité, Croque leurs carapaces brunes. Coléoptère aux reflets d’or, Ton prédateur jamais ne dort : S’il dort, c’est une sieste brève. -- Marsupilami, dis quel vin Accompagna ce repas fin ! -- Je suis sobre, et ne bois qu’en rêve.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2016/05/27/dans-la-nuit-de-sable/
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