Poème
Point n'ai fait un tas d'océans...
par Tristan CORBIERE
Point n’ai fait un tas d’océans Comme les Messieurs d’Orléans, Ulysses à vapeur en quête… Ni l’Archipel en capitan ; Ni le Transatlantique autant Qu’une chanteuse d’opérette. Mais il fut flottant, mon berceau, Fait comme le nid de l’oiseau Qui couve ses œufs sur la houle… Mon lit d’amour fut un hamac : Et, pour tantôt, j’espère un sac Lesté d’un bon caillou qui coule. — Marin, je sens mon matelot Comme le bonhomme Callot Sentait son illustre bonhomme… — Va, bonhomme de mer mal fait ! Va, Muse à la voix de rogomme ! Va, Chef-d’œuvre de cabaret !
Commentaires (1)
Ailes de sinople --------- Sages oiseaux de mer, vous ne redoutez rien, Vous qui suivez du ciel les vastes avenues ; Avec Poséidon, divinité chenue, Depuis la nuit des temps vous vous entendez bien. Vous allez au-devant de la nef qui revient, Porteuse des trésors d’une terre inconnue ; Le capitaine entend vos cris de bienvenue, Il sait qu’il n’est pas loin du lieu qui est le sien. Vous aimez, vous aussi, partir à l’aventure, Car le goût du voyage est dans votre nature ; Comme nous, vous aimez retourner à bon port. Portez-vous toujours bien, nobles oiseaux de France, Car votre vol plané porte notre espérance ; J’aime vous voir aller si vite et sans effort.
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