Poème
Point d'adieu
par Marceline DESBORDES-VALMORE
Jeunesse, adieu ! Car j'ai beau faire, J'ai beau t'étreindre et te presser, J'ai beau gémir et t'embrasser, Nous fuyons en pays contraire. Ton souffle tiède est si charmant ! On est si beau sous ta couronne ! Tiens ! Ce baiser que je te donne, Laisse-le durer un moment. Ce long baiser, douce chérie, Si c'est notre adieu sans retour, Ne le romps pas jusqu'au détour De cette haie encor fleurie ! Si j'ai mal porté tes couleurs, Ce n'est pas ma faute, ô jeunesse ! Le vent glacé de la tristesse Hâte bien la chute des fleurs !
Commentaires (1)
Que de ma vie, il me souvienne Sans tristesse ni sans fierté...
Connecte-toi pour laisser un commentaire.