Poème
Pierre fendre
par Louis ARAGON
Jours d’hiver Copeaux Mon ami les yeux rouges Suit l’enterrement Glace Je suis jaloux du mort Les gens tombent comme des mouches On me dit tout bas que j’ai tort Soleil bleu Lèvres gercées Peur Je parcours les rues sans penser à mal avec l’image du poète et l’ombre du trappeur On m’offre des fêtes des oranges Mes dents Frissons Fièvre Idée fixe Tous les braseros à la foire à la ferraille Il ne me reste plus qu’à mourir de froid en public
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