Poème
Personne pâle
par Louis ARAGON
Malheureux comme les pierres triste au possible l’homme maigre le pupitre à musique aurait voulu périr Quel froid Le vent me perce à l’endroit des feuilles des oreilles mortes Seul comment battre la semelle Sur quel pied danser toute la semaine Le silence à n’en plus finir Pour tromper l’hiver jamais un mot tendre L’ombre de l’âme de l’ami L’écriture Rien que l’adresse Mon sang ne ferait qu’un tour Les sons se perdent dans l’espace comme des doigts gelés Plus rien qu’un patin abandonné sur la glace Le quidam On voit le jour au travers
Commentaires (1)
Loup pâle --------- Je plaisante en vers et en prose, C’est juste pour vous amuser ; Je drague la licorne rose Qui me trouve bien peu rusé. Que le ciel soit clair ou morose, Je marche, sans m’éterniser ; Qu’importe que la pluie m’arrose, Ça ne saurait me défriser. Je suis un chasseur ascétique Mais non pas du genre athlétique ; Je vaux ce que je crois valoir. Je surveille mes attitudes; Et me laisse des latitudes Autant que je peux en vouloir.
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