Poème
Pere divin, sapience eternelle
par Pontus de TYARD
Pere divin, sapience eternelle, Commencement et fin de toute chose, Ou en pourtrait indeleble repose De l'Univers l'Idee universelle. Voy de tes Raiz la plus belle estincelle Qui soit ça-bas en corps humain enclose, Que la trop fiere, impiteuse Parque ose Tirer du clos de sa cendre mortelle. Donq de mon feu pourra la flame claire, Qui à vertu heureusement m'esclaire, Me delaisser en tenebreuse plainte ? Ah non : plustot pleuve la cruauté Du Ciel sur moy, que voir celle clarté De mon Soleil avant son soir esteinte.
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Premières paroles de Lao-Tseu ------------------------------------------- Tracer la voie n'est la rendre éternelle ; Si le Néant au Début sert de nom, L'Être au vivant servira de surnom. Ne cherche point d'essence universelle : La goutte d'eau, la modeste étincelle Que pour si peu de chose nous tenons, Sont l'une et l'autre un robuste chaînon De la subtile harmonie naturelle. Celui qui sait, qu'il se garde d'écrire Ou que ce soit pour nous donner à rire : Celui qui rit n'a point perdu son jour. Parole utile, elle est rarement claire ; Parole sage, elle est parfois vulgaire, Mais le silence est le meilleur discours.
Voir aussi https://paysdepoesie.wordpress.com/2014/03/16/premieres-paroles-de-lao-tseu/
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