Poème
Parti-pris
par Louis ARAGON
Je danse au milieu des miracles Mille soleils peints sur le sol Mille amis Mille yeux ou monocles m’illuminent de leurs regards Pleurs du pétrole sur la route Sang perdu depuis les hangars Je saute ainsi d’un jour à l’autre rond polychrome et plus joli qu’un paillasson de tir ou l’âtre quand la flamme est couleur du vent Vie ô paisible automobile et le joyeux péril de courant au devant Je brûlerai du feu des phares
Commentaires (2)
Je dédicace au milligramme des miromesnils Menus solstices posés sur le solfège Menus armateurs Menus yacks ou moralisateurs M'instruisent de leurs régularités Plombiers du pharaon sur la rhubarbe Sapeur persuadé par les harmonicas Je saborde ainsi d'un jardin à l'autre roide polymorphe et plus justifié qu’un palanquin de tison ou l’attentisme quand la flatuosité est coupole du verbiage Vipère ô pyramidale autopsie et le jubilatoire périscope de confiture au diapason Je basculerai au fil des phlogistiques.
page de Gef ---------------------- Je dédicace au minéralogiste des miromesnils Menus sommets posés sur le sommeil Menus arpèges Menus yogourts ou moralisateurs M'instruisent de leurs reinettes Plumages du philtre sur la ridelle Sari persuadé par les hasards Je saborde ainsi d'un jaspe à l'autre roide polymorphe et plus justifié qu’un palimpseste de titane ou l’attroupement quand la flexibilité est courgette du vermicelle Virtuosité ô pyramidale avalanche et le jubilatoire perron de congélation au dictionnaire Je basculerai au filin des phlogistiques.
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