Poème
Parmi des chênes, accoudée
par Jean MORÉAS
Parmi des chênes, accoudée Sur la colline au vert gazon, Se dresse la blanche maison, De chèvrefeuille enguirlandée. A la fenêtre, où dans des pots, Fleurit la pâle marguerite, Soupire une autre Marguerite : Mon coeur a perdu son repos... Le lin moule sa gorge plate Riche de candides aveux, Et la splendeur de ses cheveux Ainsi qu'un orbe d'or éclate. Va-t-elle murmurer mon nom ? Irons-nous encor sous les graves Porches du vieux burg des burgraves ? Songe éteint, renaîtras-tu ? - non !
Commentaires (1)
Les chevaux suivent le chemin, Et le frais soleil du matin Verse son éclat opalin Sur l'île des marmottes. * Mais tu as rêvé d'un miroir Qui t'a tout de même fait voir Ce monde sur un écran noir. Tu vois la route que, le soir, Platon suit vers la Tour-Vieillotte. Tu vois l'écluse du canal Avec le banc municipal Où Falbala lit son journal, Ô reine des Marmottes. * Les chevaux ont telle blancheur Qu'autour d'eux, règne la fraîcheur. Le chevalier, vaillant marcheur, Grand poète, puissant chercheur, Avance vers la Tour-Vieillotte. En marchant, il sonne du cor ; Ce cor qui sonne pourtant fort Ne trouble guère ton confort, Ô reine des marmottes. (...)
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