Poème
Par cet air
Par cet air de sérénité, Par cet enjouement affecté D'autres seront trompés peut-être, Mais mon cœur vous devine mieux ; Et vous n'abusez point des yeux Accoutumés à vous connaître. L'esprit vole à votre secours, Et malgré vos soins, son adresse Ne peut égayer vos discours ; Vous souriez, mais c'est toujours Le sourire de la tristesse. Vous cachez en vain vos douleurs, Vos soupirs se font un passage ; Les roses de votre visage Ont perdu leurs vives couleurs ; Déjà vous négligez vos charmes ; Ma voix fait naître vos alarmes ; Vous abrégez nos entretiens ; Et vos yeux, noyés dans les larmes, Evitent constamment les miens ; Ainsi donc mes peines cruelles Vont s'augmenter de vos chagrins ! Malgré les dieux et les humains, Je le vois, nos cœurs sont fidèles. Objet du plus parfait amour, Unique charme de ma vie, O maîtresse toujours chérie Faut-il te perdre sans retour ? Ah ! faut-il que ton inconstance Ne te donne que des tourments ? Si du plus tendre des amants La prière a quelque puissance, Trahis mieux tes premiers serments ; Que ton cœur me plaigne et m'oublie, Permets à de nouveaux plaisirs D'effacer les vains souvenirs Qui causent ta mélancolie. J'ai bien assez de mes malheurs. J'ai pu supporter tes rigueurs, Ton inconstance, tes froideurs, Et tout le poids de ma tristesse ; Mais je succombe et ma tendresse Ne peut soutenir tes douleurs.
Commentaires (3)
La peine trop lourde, Même deux coeurs rapprochés Ne la portent pas.
Paroles dans l’ombre ----------------- L’oiseau dit des phrases cruelles, C’est son humour de papegault ; Puis il colporte des ragots, Les inepties habituelles. Lui qui jamais n’ouvre ses ailes, Rêve-t-il d’un monde plus beau ? Aimerait-il être un corbeau, Un hippocampe, une gazelle ? N’écoute pas cet abruti ; D’autres oiseaux, bien plus gentils, Sont là qui disent des poèmes. Ils n’ont pas appris à rimer ; Ça ne leur pose aucun problème, Eux qui des muses sont aimés.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2024/01/16/paroles-dans-lombre/
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