Poème d’un membre
Pandémonium
par guillaumePrevelMembre
Dans un silence de cathédrale Angoissés et seuls ils sont partis Les poumons rongés par le mal Privés des regrets et du sursis Sans un adieu pour leur mère Sans une dernière tendresse pour leur animal Sans un dernier conseil pour leur frère Le tombeau brûlant pour eux se referma dans cet hôpital Le printemps naissant fut un éternel hiver Au visage mauvais et menaçant Qui terrassa les sœurs et les pères Tout en fauchant parfois aussi les enfants Le carnage ouvrit les fosses profondes Pour ces cadavres aux regards hébétés Qui tombèrent telles des secondes Comme les grains de sable du terrible sablier Les mains crispées Ne retinrent pas la vie Tous sournoisement furent frappés Et leurs cœurs furent pétris Par les mains de la mort Au masque de furie Voila ce que fut le sort Des victimes de cette pandémie Qui née dans les terres d'Asie Ruina en quelques mois Les certitudes stupides et les économies Pour plonger le grand monde dans la stupeur et l'effroi. 27 Mars 2020
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