Poème
Où la vie se contemple tout est submergé
par Paul ÉLUARD
Où la vie se contemple tout est submergé Monté les couronnes d’oubli Les vertiges au cœur des métamorphoses D’une écriture d’algues solaires L’amour et l’amour. Tes mains font le jour dans l’herbe Tes yeux font l’amour en plein jour Les sourires par la taille Et tes lèvres par les ailes Tu prends la place des caresses Tu prends la place des réveils.
Commentaires (1)
Chat contemplatif ---------------- Ce félin nourrit sa mémoire De tout ce qu’il voit en ces lieux ; Il examine aussi les cieux, Surtout quand les nuits sont bien noires. C’est un petit penseur sans gloire Qui ne se prend pas pour un dieu ; Mais j’aime l’éclat de ses yeux, J’y vois comme une belle histoire. Pour un instant d’éternité Il peut se mettre à méditer Comme le font les grand ascètes. Il n’écrira pas le roman De l’abîme ou du firmament Dont il devine les facettes.
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