Poème
Ô mer immense ...
par Jean MORÉAS
Ô mer immense, mer aux rumeurs monotones, Tu berças doucement mes rêves printaniers ; Ô mer immense, mer perfide aux mariniers, Sois clémente aux douleurs sages de mes automnes. Vague qui viens avec des murmures câlins Te coucher sur la dune où pousse l'herbe amère, Berce, berce mon coeur comme un enfant sa mère, Fais-le repu d'azur et d'effluves salins. Loin des villes, je veux sur les falaises mornes Secouer la torpeur de mes obsessions, - Et mes pensers, pareils aux calmes alcyons, Monteront à travers l'immensité sans bornes.
Commentaires (2)
Rien de plus paisible et calmant que de regarder la mer...
"Pourtant, que la montagne est belle" disait si bien Jean Ferrat. La mer et la montagne, que du bonheur ...
Connecte-toi pour laisser un commentaire.