Poème
Nul (2)
par Paul ÉLUARD
Il pose un oiseau sur la table et ferme les volets. Il se coiffe, se cheveux dans ses mains sont plus doux qu’un oiseau. * Elle dit l’avenir. Et je suis chargé de le vérifier. * Le cœur meurtri, l’âme endolorie, les mains brisées, les cheveux blancs, les prisonniers, l’eau tout entière est sur moi comme une plaie à nu.
Commentaires (1)
Encore un dimanche ----------------------- Il pose un sonnet sur la table ; Pour lire, à peine assez de jour Franchit les rideaux de velours. Le grand fauteuil est confortable. Il se redonne un coup de peigne (C'est vraiment pour passer le temps ; Il serait plus sage, pourtant, De méditer sur du Montaigne). Il cède presque à la panique Au cours d'un assoupissement, Se voyant loin du firmament, Noyé dans la mer onirique.
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