Poème
Nul
par Paul ÉLUARD
Ce qui se dit : J’ai traversé la rue pour ne plus être au soleil. Il fait trop chaud, même à l’ombre. Il y a la rue, quatre étages et ma fenêtre au soleil. Une casquette sur la tête, une casquette à la main, il vient me serrer la main. Voulez-vous ne pas crier comme ça, c’est de la folie ! * Des aveugles invisibles préparent les linges du sommeil. La nuit, la lune et leur cœur se poursuivent. * À son tour un cri : « l’empreinte, l’empreinte, je ne vois plus l’empreinte. À la fin, je ne puis plus compter sur vous ! »
Commentaires (2)
Lunes ------ Les lunes du passé dormant dans les ténèbres, Ayant ainsi perdu l'étreinte du soleil, Ne refléteront plus son éclat nonpareil ; Bien froid est leur silence, au fond des cieux funèbres. Lunes de l'avenir, qui pourrait vous décrire ? Vous avez pour couleur l'invisibilité, Nul ne vous voit planer par-dessus nos cités, Lunes de l'avenir, nous n'en pouvons rien dire. La lune du présent suffit à mon bonheur. Sa discrétion du jour et sa splendeur nocturne, Son lever, son coucher, sa danse avec Saturne Me font aimer beaucoup cet astre promeneur.
c'est splendide
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