Poème
Nuit rhénane
Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme Écoutez la chanson lente d'un batelier Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds Debout chantez plus haut en dansant une ronde Que je n'entende plus le chant du batelier Et mettez près de moi toutes les filles blondes Au regard immobile aux nattes repliées Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter La voix chante toujours à en râle-mourir Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire
Commentaires (1)
Reflets ardents ____________ Le Phénix a noirci dans la limpide flamme, Et le bûcher aussi, le magique atelier. Cet oiseau magicien n'a point besoin de femme, Par aucun sentiment il ne se peut lier. N'en a-t-il nostalgie, depuis qu'il est au monde ? N'aurait-il point envie de tresser un collier À une douce oiselle arpentant l'herbe blonde ? Ne voudrait-il, le soir, ses ailes replier Sous un charmant regard où son regard se mire, Ne voudrait-il savoir son bonheur reflété, Son chant parfois repris au son d'une autre lyre, Quelqu'un pour partager la saveur de l'été... Si j'en parle au phénix, il va se mettre à rire.
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