Poème d’un membre
Neige
par DelapradeMembre
Des linges mortuaires de lactescence Couvraient les plafonds gris M’enlaçant comme on se borne à l’adolescence Allongé dans un plâtre mou, en crucifix Début des chaleurs mortes, fin des brunes automnales Des barbes sifflaient assises sur des arcs suants Rédemption des Comptoirs aux brouhahas ovales Je m’abreuvais enfin d’or liquide astringent Cela va à ravir, au jour céruléen Une robe de blancheur cousue pour son éveil Jalousent, les voitures prirent scalpel mauve en main D’un tranchant noir pervenche vînt découdre la merveille La beauté le sait bien, une flèche transperce la langue N’atteint point Chioné, splendide sans équivalence Déradant les couleurs de leurs teintes Allemande Charme l’horizon flânant, depuis ce soir il danse
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