Poème
Minotaure
par Robert DESNOS
À manger son propre sang En tartine sur du pain À boire l’eau de l’étang Où les morts prennent leur bain À prononcer des paroles Nées de cœurs empoisonnés À fréquenter les écoles Des esprits emprisonnés À marcher sur le chemin On l’on marche avec les mains Le Minotaure a vieilli Loin des siens et du pays Il va retrouver les sphinx Les licornes et les lynx Qui lui disent il est tard Déjà l’on ferme l’enceinte L’homme salera ton lard Dans un coin du labyrinthe Mugis encore si tu peux Minotaure de rien, Minotaure de peu.
Commentaires (7)
bonjour madame un poème de minotaure taureaux une na mis du une vache
Le vin, dit-il, c'est mon sang, Et mon corps est dans le pain. Il bénit l'eau de l'étang, Et l'on guérit dans ce bain. Il détruit, d'une parole, Le vieux dogme empoisonné ; Il n'est pas maître d'école Ni gardien d'emprisonnés. Il parle sur les chemins, Il soulage avec ses mains. Prophète, il a bien failli L'être aussi en son pays. L'Adversaire, un pervers sphinx, Le suit d'un regard de lynx. Un soir, il va prier tard Au jardin, près de l'enceinte. Le démon devient renard, Le monde élève une plainte. Si tu le peux, prends pitié, Sage fils du charpentier.
Bonjour j'avais oublier mon cahier de texte et je suis partie sur se cite et je le tout de suite a pris
. Tant mieux ! . .
bonjour m robert desnos jai apricier cette poesi avec vos progrés
cordialement jalal mansour adam merci
Minotaure aventureux ------------ Il navigue au coeur de l’orage, Il n’a jamais eu peur de l’eau ; Quittant le port de Saint-Malo, Il atteint d’étranges parages. Les gens l’ont surnommé « Nuage », Car il va, survolant les flots Et les récifs ou les îlots, Même au risque d’un échouage. Mieux qu’une machine à vapeur, Le vent du Nord est son moteur ; Ou les autres, en alternance. Dans la guerre ou bien dans la paix, Il glisse, sans changer d’aspect, Au-dessus de la mer immense.
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