Poème
Mille Chemins, un seul But
Hôte pour quelques jours de votre beau domaine, Voyant le gai soleil qui dore le matin Et perce d’un rayon les feuilles de satin, Je descends dans le parc et tout seul m’y promène. On pense aller bien loin, mais tout sentier ramène, Quand il vous a montré le village lointain, À travers prés et bois, par un contour certain, Au portique où César a mis l’aigle romaine, À la blanche villa, votre temple d’été, Où, lasse du fardeau de la divinité, Vous daignez n’être plus que la bonne princesse ; Ainsi fait mon esprit, trompé dans ses détours : Il croit poursuivre un rêve interrompu sans cesse, Et devant votre image il se trouve toujours ! Saint-Gratien.
Commentaires (2)
Exploratrice ---------------- La licorne découvre un étrange domaine : Les oiseaux vont lisant les journaux du matin, Les chiens font le ménage en gilet de satin, Le long du boulevard, la mairie se promène ; Pour gravir un sommet, l'église se démène Et la piscine court vers l'horizon lointain. Quatre rhinocéros palabrent en latin, S'abritant du soleil sous une arche romaine. Novembre est plus brûlant que le plus bel été ; Sur chaque banc public, une divinité En costume de bain prend des airs de princesse. -- Licorne, que dis-tu du loufoque décor ? -- Je dis que c'est peut-être un nouvel âge d'or, Ou que je suis entrée en Terre de Sagesse.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2014/11/28/exploratrice/
Connecte-toi pour laisser un commentaire.