Poème
Milibars de l'orage
par Aimé CÉSAIRE
N'apaisons pas le jour et sortons la face nue face aux pays inconnus qui coupent aux oiseaux leur sifflet le guet-apens s'ouvre le long d'un bruit de confins de planètes. Ne fais pas attention aux chenilles qui tissent souple mais seulement aux millibars qui se plantent dans le mille d'un orage à délivrer l'espace où se hérissent le coeur des choses et la venue de l'homme Rêve n'apaisons pas parmi les clous de chevaux fous un bruit de larmes qui tâtonne vers l'aile immense des paupières.
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