Poème d’un membre
éloge de l'ombre
par JulienALBESSARDMembre
Rêvant d'une lugubre idylle, A l'heure où l'Astre feint de choir Je déambrûle et trouve asile Sous la rumeur d'un flambeau noir. Préfère à la moite avanie D'un oeil d'été au bleu cuisant, Mon âme, la tiède agonie De tes grands cils s'amenuisant : O douce muse vaporeuse, Refuge à la robe de poix, Tu m'enveloppes, langoureuse, Mais jamais je ne sens ton poids. Quand les débris de la lumière Ont fait tinter d'une voix fière De vénéneuses vanités, C'est toi que je cherche, O belle ombre: En ton sein vivent un bon nombre De vénérables vérités.