Poème
Marizibill
Dans la Haute-Rue à Cologne Elle allait et venait le soir Offerte à tous en tout mignonne Puis buvait lasse des trottoirs Très tard dans les brasseries borgnes Elle se mettait sur la paille Pour un maquereau roux et rose C'était un juif il sentait l'ail Et l'avait venant de Formose Tirée d'un bordel de Changaï Je connais des gens de toutes sortes Ils n'égalent pas leurs destins Indécis comme feuilles mortes Leurs yeux sont des feux mal éteints Leurs coeurs bougent comme leurs portes
Commentaires (4)
"Je connais gens de toutes sortes" et non"Je connais des gens de toutes sortes".
Suivant les éditions, ce détail change.
Non, ça ne change pas, c'est en octosyllabe, donc point de "de" qui créerait un neuvième pied. C'est donc une erreur.
Merci de cette rectification qui nous rend le poème dans sa pureté originelle;
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