Poème
Marie, que je sers en trop cruel destin
Marie, que je sers en trop cruel destin, Quand d'un baiser d'amour votre bouche me baise, Je suis tout éperdu, tant le coeur me bat d'aise. Entre vos doux baisers puissé-je prendre fin ! Il sort de votre bouche un doux flair, qui le thym, Le jasmin et l'oeillet, la framboise et la fraise Surpasse de douceur, tant une douce braise Vient de la bouche au coeur par un nouveau chemin. Il sort de votre sein une odoreuse haleine (Je meurs en y pensant) de parfum toute pleine, Digne d'aller au ciel embaumer Jupiter. Mais quand toute mon âme en plaisir se consomme Mourant dessus vos yeux, lors pour me dépiter Vous fuyez de mon col, pour baiser un jeune homme.
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Sainte Vache ------------ Sainte Vache reçut la grâce, par destin, C'est, du moins, ce que dit un scribe du diocèse ; Pratiquer la vertu toujours la remplit d'aise, Vache de bonne vie et de très bonne fin. Les fidèles sont là pour lui offrir le thym, Le pavot, le lilas, la myrtille et la fraise, Et le tendre poivron qu'on grille sur la braise ; Les fidèles sont là pour fleurir son chemin. Les lions de l'inframonde, à la brûlante haleine, Espèrent que demain sera leur panse pleine, Si la vache était proie de Maître Lucifer ; Or, elle ne craint point qu'un démon la consomme, Car sa chair délicate est réservée aux hommes, Qui ne jettent jamais leur pitance en enfer.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2016/07/15/sainte-vache/
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