Poème
Marie, à tous les coups vous me venez reprendre
Marie, à tous les coups vous me venez reprendre Que je suis trop léger, et me dites toujours, Quand je vous veux baiser, que j'aille à ma Cassandre, Et toujours m'appelez inconstant en amours. Je le veux être aussi, les hommes sont bien lourds Qui n'osent en cent lieux neuve amour entreprendre. Celui-là qui ne veut qu'à une seule entendre, N'est pas digne qu'Amour lui fasse de bons tours. Celui qui n'ose faire une amitié nouvelle, A faute de courage, ou faute de cervelle, Se défiant de soi, qui ne peut avoir mieux. Les hommes maladifs, ou matés de vieillesse, Doivent être constants : mais sotte est la jeunesse Qui n'est point éveillée, et qui n'aime en cent lieux.
Commentaires (1)
Vivre dans un jardin de femme polyandre, Est-ce ma vocation, au temps de mes vieux jours? Je crois bien discerner quelques arguments «pour», Des oiseaux, quelques fleurs, l'arrosoir, l'herbe tendre. * Avec mes co-maris, parviendrai-je à m'entendre? Pourrai-je avec l'un d'eux vivre le grand amour? Quelqu'un nous verra-t-il, en nos plus fiers atours, Le dimanche matin à l'église nous rendre? * L'idée n'est pas absurde, et la polyandrie Divisant la faveur d'une douce chérie A déjà fait la joie de plusieurs Esquimaux. * Je note donc cela au titre des possibles, Cela consolerait mon petit coeur sensible Si, avec trois messieurs, je partageais mes maux.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.