Poème
M'introduire dans ton histoire
M'introduire dans ton histoire C'est en héros effarouché S'il a du talon nu touché Quelque gazon de territoire A des glaciers attentatoire Je ne sais le naïf péché Que tu n'auras pas empêché De rire très haut sa victoire Dis si je ne suis pas joyeux Tonnerre et rubis aux moyeux De voir en l'air que ce feu troue Avec des royaumes épars Comme mourir pourpre la roue Du seul vespéral de mes chars
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Argent et sable de rivière ------------------------------- Cette rivière est sans histoire, Pas de quoi s’en effaroucher ; Elle franchit, sans y toucher, De fort paisibles territoires. Suivant son cours aléatoire, Elle se tient loin du péché ; Elle joue le jeu, sans tricher, De la douceur c’est la victoire. Près d’elle, des oiseaux joyeux Vêtus d’un plumage soyeux Se manifestent et s’ébrouent ; En elle, des poissons épars Nagent dans les règles de l’art ; Jamais la surface ils ne trouent.
Le seigneur Bunnybird ---------------------- Le lapin-piaf est sans histoire, Il n’est jamais effarouché ; Il a conquis, sans y toucher, Un confortable territoire. Sa conscience est aléatoire, Elle se tient loin du péché ; Bunnybird jamais n’a triché, Dans sa douceur est sa victoire. Près de lui, des corbeaux joyeux Lissent leur plumage soyeux Et la truite au ruisseau s’ébroue ; Il a des souvenirs épars, Il me les dit sans aucun art ; De son karma tourne la roue.
L’inventeur de la roue ------------- Aux très anciens temps de l’histoire, N’en soyez pas effarouchés, Nous laissions les monstres toucher Aux objets de nos territoires. Ces artisans aléatoires, Nous ne pouvions les empêcher De bricoler et de tricher Pour une improbable victoire. Parmi eux, le dragon joyeux, Lissant son plumage soyeux, Au coeur de l’atelier s’ébroue ; Il prit quelques outils épars Et par l’effet de son grand art Il fut l’inventeur de la roue.
Vendangeur à cornes ------------------------- Voici le démon sans histoires, Il ne doit pas t’effaroucher; Ta vigne, il aime la toucher, Il croit que c’est son territoire. Sa vendange est aléatoire, Grappiller n’est pas un péché ; C’est vrai qu’il aime bien tricher, Ce sont de modestes victoires. La grive ou le merle joyeux Chantent pour ce grand bouc soyeux Qui parmi les pampres s’ébroue ; Plus loin, des insectes épars Ont découpé une oeuvre d’art Dans les vertes feuilles qu’ils trouent.
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