Poème
Lueurs des tirs - Océan de terre
À G. de Chirico. J'ai bâti une maison au milieu de l'Océan Ses fenêtres sont les fleuves qui s'écoulent de mes yeux Des poulpes grouillent partout où se tiennent les murailles Entendez battre leur triple coeur et leur bec cogner aux vitres Maison humide Maison ardente Saison rapide Saison qui chante Les avions pondent des oeufs Attention on va jeter l'ancre Attention à l'encre que l'on jette Il serait bon que vous vinssiez du ciel Le chèvrefeuille du ciel grimpe Les poulpes terrestres palpitent Et puis nous sommes tant et tant à être nos propres fossoyeurs Pâles poulpes des vagues crayeuses ô poulpes aux becs pâles Autour de la maison il y a cet océan que tu connais Et qui ne repose jamais
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Barthélemy de l'Atlantique -------------------------- Le puisatier construit une maison dans l'île Qui est la lettre « A » ; puis survient Vendredi, Qui de la construction les angles arrondit. La maison s'agrandit, par étapes subtiles, Et ses deux habitants y sont un peu perdus. Le rêveur Philémon, dans un puits descendu, Miraculeusement emprunte un long passage ; Ce n'est donc pas en vain qu'il reçut des messages. La suite de l'histoire emplit trente volumes Que m'a dédicacés la licorne de brume.
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