Poème
L'Oiseau mécanique
par Robert DESNOS
L’oiseau tête brûlée Qui chantait la nuit Qui réveillait l’enfant Qui perdait ses plumes dans l’encrier L’oiseau pattes de sept lieues Qui cassait les assiettes Qui dévastait les chapeaux Qui revenait de Suresnes L’oiseau l’oiseau mécanique A perdu sa clef Sa clef des champs Sa clef de voûte Voilà pourquoi il ne chante plus.
Commentaires (3)
Je suis en train de l'apprendre.
Oiseau magique --------------------- Piaf-Tonnerre a construit un pluvian mécanique Pour nettoyer les dents du crocodile en bois ; Quand son labeur finit, ce brave pluvian boit Un honnête godet de liqueur des tropiques. Puis il va picorer dans toutes les assiettes (C'est, dit-il à chacun, pour bien les nettoyer) Et part se reposer à l'ombre d'un noyer, Sûr que le lendemain fournira d'autres miettes. Mon âme est ce pluvian qui toujours recommence Son labeur minuscule et ses petits plaisirs, Son parcours bien modeste et ses humbles loisirs ; Mais ça peut varier, au niveau des nuances.
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