Poème
L'homme et son fils menant leur vache d'un pas lourd...
par Cécile SAUVAGE
L'homme et son fils menant leur vache d'un pas lourd S'en vont sur le chemin luisant encor de pluie. Un soleil velouteux et gris de petit jour Enveloppe en rêvant la montagne endormie. La vache dit adieu à son dernier matin : Plus jamais le pré vert où sautait sa mamelle Lourde et riche à plaisir d'un printanier butin. Pourtant, que cette aurore a l'air d'être éternelle ! 1910
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Pesanteur des jours -------------------------- Certains jours, le destin nous semble obscur et lourd Et l'horizon perdu sous un rideau de pluie. Gardons notre sang-froid, dans ces sinistres jours : Notre joie n'est pas morte, elle n'est qu'endormie, Le soir abolira les craintes du matin. La lenteur de l'esprit, les tristesses charnelles, L'impression de trimer pour un maigre butin : Ces peines, mes amis, ne sont pas éternelles.
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