Poème
L'Esclave noir
Stances sur une aquarelle de la princesse M*** Un bel esclave à peau d’ébène, Mohammed ou bien Abdallah, Pour mon musée, heureuse aubaine, Vient du pays de : La Fellah. Comme elle, il habitait le Caire ; Tout en fumant son latakieh, Il la voyait passer naguère Sur la place de l’Esbékieh. Elle si blanche sous son masque, Lui si lumineusement noir ; L’une agaçant l’amour fantasque, Et l’autre en plein se laissant voir. Faveur charmante, honneur insigne ! Mais voudra-t-il servir chez nous, Ce glorieux nègre que signe Une main qu’on baise à genoux? 1869
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