Poème
Les séparés
par Marceline DESBORDES-VALMORE
N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. N'écris pas ! N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes. Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais ! Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes, C'est entendre le ciel sans y monter jamais. N'écris pas ! N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ; Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent. Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire. Une chère écriture est un portrait vivant. N'écris pas ! N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire : Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ; Que je les vois brûler à travers ton sourire ; Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur. N'écris pas !
Commentaires (5)
Une merveille qui m'étreint .... et je repense à nous à jamais séparés, puisque tu ne voulais plus vivre ta vie.
Sois donc sans crainte, et cherche encore, Sache que reviendra l'aurore, Le temps du rire et des amours.
Au fond de mon silence, écouter que je t'aime -
N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre. Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau. J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre, Et frapper à mon coeur, c’est frapper au tombeau. N’écris pas !
bonjour vous pouvez m'aidée Les séparés Marceline Desbordes-Valmor N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre. Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau. J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre, Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau. N’écris pas ! N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes, Ne demande qu’à Dieu... qu’à toi, si je t’aimais ! Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes, C’est entendre le ciel sans y monter jamais. N’écris pas ! N’écris pas. Je te crains ; j’ai peur de ma mémoire ; Elle a gardé ta voix qui m’appelle souvent. Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire. Une chère écriture est un portrait vivant. N’écris pas ! N’écris pas ces deux mots que je n’ose plus lire : Il semble que ta voix les répand sur mon cœur ; Que je les vois brûler à travers ton sourire ; Il semble qu’un baiser les empreint sur mon cœur. N’écris pa question 1 De quels sentiments chacun des poèmes rend-il? expliquez 2Quelles sensations les poétesses évoquent-elle? justifiez à partir des poèmes 3Quel est l'adverbe central du poème de louise labé? En quoi donne -t-il une clé de lecture du sonnet? 4Selon vous que sont (v16) évoque par marguerite desbordes-valmore? 5quels points communs relevez vous entre ces trois poèmes?
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