Poème
Les oiseaux de proie
par Charles-Marie LECONTE DE LISLE
Je m'étais assis sur la cime antique Et la vierge neige, en face des Dieux ; Je voyais monter dans l'air pacifique La procession des Morts glorieux. La Terre exhalait le divin cantique Que n'écoute plus le siècle oublieux, Et la chaîne d'or du Zeus homérique D'anneaux en anneaux l'unissait aux cieux. Mais, ô Passions, noirs oiseaux de proie, Vous avez troublé mon rêve et ma joie : Je tombe du ciel, et n'en puis mourir ! Vos ongles sanglants ont dans mes chairs vives Enfoncé l'angoisse avec le désir, Et vous m'avez dit : - Il faut que tu vives. -
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Blaireau de proie -------------------- Dans les lointains règne un blaireau magique, C'est presque un archange, un Hercule, un dieu ; Nous sommes heureux qu'il soit pacifique, Ou nous ne pourrions survivre en ce lieu. Le barde du coin lui offre un cantique, Deux ou trois quatrains faits pour ses beaux yeux ; Garde notre terre, archange homérique, Car notre rhapsode a fait de son mieux. Blaireau dont le chant fait vivre et mourir, Tu dois convertir nos âmes rétives ; Qui d'être meilleur aurait le désir, Qu'il reçoive ici ta parole vive.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2015/08/12/blaireau-de-proie/
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